Quelles belles chutes !

Publié le par Maryline

Croyez-le ou non, malgré la fatigue, nous n’avons pas très bien dormi à la suite de nos aventures dans la boue. Surement un trop-plein d’excitation, on s’est refait le film de la journée, « psychotant » sur le fait qu’on ait failli glisser dans le fossé, on s’imagine la piste de demain qui doit nous conduire aux chutes de Lumangwe… Le matin, nous discutons un peu avec Lawrence et sa famille, ils sont 8 enfants et le père ne peut pas payer leur scolarité, alors que Lawrence a été reçu dans une école d’infirmiers à Lusaka. Que va-t-il bien pouvoir faire dans cette campagne éloignée de tout ? On essaie d’expliquer aux enfants la chance qu’ils ont de pouvoir faire des études s’ils en ont envie, ils ne s’en rendent pas compte tous les jours… Le papa de Lawrence nous confirme que la piste conduisant aux chutes d’eau est impraticable pour nous. 2 ponts se sont effondrés récemment. Il pense qu’on peut peut-être passer en ajoutant des rondins de bois et des pierres… hum hum, ça reste un peu abstrait pour nous, nous décidons de prendre la piste et… on verra bien !

Quelles belles chutes !

4 kilomètres plus tard, effectivement nous nous arrêtons devant un ruisseau qui nous barre la route. Les villageois ont construit une sorte de passerelle alternative impliquant de rouler, en léger devers, sur des morceaux de bois imbibés d’eau serrés les uns aux autres. Les gens commencent à se regrouper autour de nous, nous montrant où passer, repositionnant certaines branches. Mais on ne le sent pas, on est trop lourd et on a peur que les branches se cassent sous notre poids et endommagent quelque-chose sous le châssis. Il nous reste 6 kilomètres à faire jusqu’à la cascade, qu’à cela ne tienne on va les faire à pied ! Renaud fait marche arrière sur 600m pour aller garer le camping-car sur un petit chemin perpendiculaire à la piste, on prépare un sac pique-nique, beaucoup d’eau car il fait beau aujourd’hui, on chausse nos baskets et c’est parti ! Enfin, pas tout à fait encore… Nous voyant près à partir à pied (et la mine moyennement ravie de l’un des enfants…), l’un des villageois nous propose de « louer » le vélo sur lequel il vient juste d’arriver. Et ça tombe bien, il y a 2 autres vélos autour de nous ! Allez vendu, pour une poignée d’euros nous enfourchons 3 bolides, Louise sur le porte vélo de Renaud, Martin sur le mien et Eliott tout seul, et nous nous élançons sur la piste. Une balade bien sympa mais bien fatigante aussi, car ce ne sont pas des vélos pour touristes que nous chevauchons : aucun n’a de freins, ni de poignée au guidon, celui d’Eliott n’a pas de pédales (que les tiges) et la selle trouée est comblée par des sacs plastiques. Ah nous qui voulions de l’authenticité, nous sommes servis !!

Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !

Arrivés à la cascade, nous sommes comblés ! Et dire qu’elle ne figure même pas dans notre guide touristique ! La vue est époustouflante, le bruit assourdissant, les embruns vivifiants ! Un escalier incroyable recouvert de mousse nous permet d’atteindre le pied de la cascade, mais c’est au sommet que nous choisissons de pique-niquer. Nous sommes seuls sur le site, ça aurait été génial de dormir là car les emplacements de camping ont une vue magnifique. Le retour est un peu compliqué pour Eliott qui a vraiment du mal à manœuvrer son vieux vélo. Un problème ? Une solution ! Un jeune passant par là et voyant sa « détresse » (grosses larmes) se propose de conduire le vélo et de prendre Eliott sur le porte-vélo. Il est 14h quand nous rendons les vélos à leurs propriétaires. On leur offre de l’eau, du pain et quelques tomates car nous réalisons qu’ils nous ont attendu en pleine chaleur devant le camping-car !

Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !

Nous roulons ensuite jusqu’aux chutes de Ntumbachushi où nous arrivons à la tombée de la nuit. Ce n’est pas que nous nous découvrons une soudaine passion pour les cascades, mais elles sont généralement dans des endroits sympas et aménagés pour pouvoir y camper, ce sont donc de bons spots pour bivouaquer. A chaque fois, nous parvenons à négocier un prix raisonnable couvrant l’entrée du site et la nuit sur place, loin des 70$ officiels demandés.

Samedi 23 janvier, nous partons donc à la découverte de la cascade. La chute principale n’est pas exceptionnelle, mais plusieurs sentiers permettent de s’approcher des rapides et cataractes en amont. On trouve même des spots sécurisés pour se baigner, et nous passons une super matinée ici. Pour le côté promenade, c’est l’endroit que nous avons préféré de ces derniers jours. Après le déjeuner, nous reprenons la route. Notre prochaine étape identifiée est la petite ville de Samfya, au bord d’un lac. Mais c’est à plus de 300km, nous ferons la route en 2 jours. Nous peinons d’ailleurs à trouver un endroit pour dormir sur la route, alors que jusqu’à présent il n’y avait pas beaucoup de maisons, cette portion de route est bien plus habitée ! Juste avant le coucher du soleil, nous bifurquons vers une école, nous avons remarqué que les entrées des établissements scolaires étaient souvent larges et bien praticables, avec un large espace devant le bâtiment en lui-même. Les écoles sont encore fermées en Zambie, donc aucun risque d’être envahis de petits écoliers demain 😉 une petite dizaine de gamins viennent à notre rencontre, Renaud discute avec eux pendant que je commence la préparation du diner, ils ne sont pas du tout collants ni agressifs, la Zambie est un pays agréable pour dormir en sécurité à peu près n’importe où ! A l’heure où je vous écris, nous sommes bien arrivés à Samfya et le changement de décors est radical. Devant moi s’étend une longue plage de sable blanc. S’il n’y avait le risque de crocodiles rodant dans les parages, je piquerais bien une tête. D’après les habitants il n’y a pas eu d’accidents depuis au moins 2 ans… Alors… cap ou pas cap ?

Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !
Quelles belles chutes !

Publié dans Zambie

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Laëtitia 25/01/2021 21:30

Incroyables aventures!!! Merci pour ce beau partage!!!