Journées plus tranquilles

Publié le par Maryline

Quel dommage, la pluie tombant pendant presque 2 jours nous a empêchés d’aller taquiner les crocos dans le lac 😉 Dimanche 24 janvier, quand nous arrivons dans la petite ville de Samfya, nous cherchons un endroit pour nous poser au bord du lac. Aucun accès en mode « sauvage », nous allons devoir aller dans l’un des campsites/lodges qui bordent la rive. Notre premier arrêt se fait au Marine Park, un petit complexe tout au bout de la route qui semble avoir la faveur des voyageurs motorisés comme nous. Mais nous ne sommes pas emballés : le chemin pour rejoindre les places prévues pour les véhicules est bien défoncé, les emplacements ne sont pas plats et il y a un grillage qui empêche l’accès à la plage qui ne se fait qu’au niveau du restaurant diffusant de la musique bien forte… bof… C’est dommage car le proprio avec lequel nous discutons un petit moment avait l’air bien sympa ! Nous essayons alors le Samfya beach lodge, qui pour le coup, n’a que des commentaires très négatifs sur notre appli ! On a l’impression qu’il est fermé, il n’a de lodge que le nom mais il a l’avantage de pouvoir se poser les pieds dans le sable au bord de l’eau et c’est exactement ce que nous recherchons ! Je négocie le prix avec la personne qui vient à notre rencontre, et comme le truc a l’air à l’abandon, qu’on n’utilisera pas les sanitaires ni aucun service, nous tombons d’accord sur un prix à 3,80€ la nuit. Nous y restons 2 nuits. Malheureusement, il pleut pas mal durant ces 2 jours, et le ciel est très très nuageux ce qui nous empêche un peu de profiter du panorama. Mais on arrive quand même à installer le hamac, à jouer au Molki, et Martin se lance dans des travaux de terrassements pour construire un tunnel géant dans le sable. Les garçons en profitent aussi pour laver le camping-car qui en a bien besoin ! Et Martin passe un moment à nettoyer la plage, il est un peu dépité de ramasser un gros sac poubelle. Nous pouvons aussi observer quelques pêcheurs et leur technique particulière : à bord d’une frêle pirogue, ils jettent un long filet en faisant un large arc de cercle dans le lac. Puis à la force des bras ils ramènent le filet sur la berge de façon à piéger les poissons. Au moins 3 heures de boulot et une bien maigre récolte. Alors que nous sommes sur le point de lui acheter sa prise, davantage pour l’encourager que par réelle envie de manger des poissons-chats, un zambien nous grille la politesse et achète le tout pour 50KW, moins de 2€. J’ai mal au cœur pour ces 3 pauvres jeunes qui vont devoir se partager ce « salaire ».

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Lorsque nous quittons le lac mardi 26, nous changeons complètement de paysage et traversons l’étonnant marais de Bangweulu. Un immense marécage de part et d’autre de la route. Nous apercevons quelques oiseaux vraiment magnifiques, même les enfants sortent le nez de leurs liseuses pour profiter du spectacle. La route semble interminable, au milieu de nulle part, et pourtant parfois il y a des habitations, à moitié englouties dans la boue, faites de bois et de sacs en plastiques. Mais de quoi vivent-ils, et pourquoi vivre dans une zone si inhospitalière ? Je ne peux m’empêcher de penser aux maladies en voyant les gamins patauger dans ce marais, ou à la quantité de moustiques à la nuit tombée… Sur une portion particulièrement abimée de la route, tous les 50 mètres, des femmes et des enfants rebouchent inlassablement les trous dans l’asphalte en jetant cailloux, branches et terre dans les nids de poule, s’arrêtant au passage des véhicules pour demander quelques pièces en échange de ce travail de Sisyphe. Quelle tristesse ! Voilà donc de quoi ils vivent ici, ça et quelques poissons pêchés dans le marécage et vendus au bord de la route. Ça tombe bien, nous n’avons rien pour le diner, nous achetons 5 poissons frais pour moins de 2€.

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Nous avions prévu d’aller dormir aux chutes de Kundalila, mais nous nous arrêtons au milieu des 13km de piste pour y parvenir : le début est un peu sablonneux, mais ça passe, mais plus on avance plus la piste devient rocailleuse. La cellule bouge sérieusement et on hésite à continuer. Finalement (et je dirais pour une fois !), la raison l’emporte. Le fait qu’on ait déjà vu pas mal de cascade joue aussi, on ne va pas flinguer pépère pour une autre chute d’eau 😉 Demi-tour, donc, mais la nuit est en train de tomber, et nous n’avons pas vu d’endroit nous permettant de nous poser pour la nuit. Enfin, si, nous en avons vu un qui promet d’être sympa demain matin : une place juste à côté d’un grand terrain de foot, à la sortie d’un petit village. Une petite dizaine de personnes assistent à notre installation pour la nuit. Renaud prépare les poissons sur un réchaud à l’extérieur et donne les restes (on ne garde que les filets) a un homme qui semble ému de notre geste, alors que moi j’ai quasi-honte de donner des têtes et des arêtes.

Le lendemain, comme prévu nous sommes entourés d’une vingtaine de gamins curieux qui attendent patiemment qu’on ouvre porte et fenêtres. Aucun ne tape à la porte, aucun n’essaie de regarder par la fenêtre de Martin ou de Louise, les plus basses, aucun ne nous appelle… ils attendent simplement ! Quand nous émergeons, nous essayons d’échanger quelques mots avec eux mais ce n’est pas évident car une seule ado semble parler anglais (son prénom : Blessings). Nous décidons de rester un peu ici et de proposer aux enfants une séance ciné/ordi : ils sont une trentaine sur notre tapis à se presser pour découvrir les aventures des coccinelles, mouches et fourmis du film Minuscules… les garçons se lancent ensuite dans une partie de foot endiablée (avec un « ballon » fait de sac plastiques et de ficelles) tandis que j’arrive enfin à tirer quelques portraits d’enfants que je trouve si mignons. Quelle chouette matinée ! Ca fait du bien parfois d’être en mode plus tranquille 😉

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Publié dans Zambie

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Commenter cet article

P
Hello Untouracinq,
Ça va trop vite, je n'arrive pas à suivre le rythme effréné de vos aventures !!!
Vos derniers post sont incroyables : paysages, rencontres, frissons, tout y est.
Bravo et bonne route
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