Libéré, délivré !! (après un quasi-craquage de Renaud…)

Publié le par Untouracinq

« Vous verrez le dédouanement du véhicule n’est pas compliqué à Dubai, vous pourrez le faire seul et le récupérer dans la journée ou le lendemain ». Ah comme nous étions optimistes en entendant notre transitaire à Kuala Lumpur parler ainsi ! Ça c’était avant … avant que Renaud ne passe 3 jours à faire des kilomètres dans Dubai à être baladé de bureaux en bureaux, avec des informations contradictoires à chaque fois. Je vous en fais un résumé rapide :

  • Jeudi 31 mars : pépère doit arriver demain mais des démarches peuvent déjà être entamées. Renaud se rend aux bureaux de la compagnie maritime (30mn à pied de notre hôtel) pour retirer le Delivery Order (DO) qui nous permettra de récupérer le véhicule au port. Pas d’enthousiasme de la part des employés qui n’ont pas l’habitude de traiter avec des individuels, mais après plusieurs allers-retours dans les bureaux il repart avec le sésame – 4h de démarches. Le responsable conseille à Renaud de retourner au port dimanche pour récupérer le véhicule, mais lui confirme que des démarches peuvent être faites dès samedi.
  • Vendredi 1er avril : day off. Tout est fermé le vendredi ici (alors que c’est le jour où le cargo arrive). On visite la ville tous les 5 (cf précédent article).
  • Samedi : Renaud part aux aurores pour le port. Sans véhicule, il est tributaire des transports en commun et des taxis. L’adresse donnée par la compagnie n’est pas la bonne. « prenez à gauche, puis tout droit jusqu’au bâtiment jaune puis à droite » lui dit-on. Ils ont juste oublié de lui dire que c’est à 5 km… et trotte petit Renaud, trotte toute la journée de bureaux en bureaux dans l'enceinte du port. Et tout ça pour rien car LE bureau par lequel il faut forcément passer est fermé aujourd'hui. Au passage il repère 2 cabinets d’assurance (l’assurance du véhicule est obligatoire à Dubaï) et s’assure qu’il pourra bien assurer pépère demain. « oui oui, pas de problème monsieur ».
  • Dimanche : c’est le jour J ! A 6h15 du matin, mon Renaud part regonflé à bloc, mais le moral en prend un coup dès l’arrivée aux douanes : le document que nous a donné la compagnie maritime n’est pas bon, il manque des informations. A force de discussion, Renaud réussi à s’épargner un aller-retour à l'autre bout de la ville et reçoit le bon document par mail. Entre-temps il s’occupe de l’assurance. Mauvais surprise, ils refusent d’assurer un véhicule étranger pour une importation temporaire. Aucun autre bureau sur le site, Renaud doit sortir de l’enceinte du port. Il se rend à des coordonnées récupérées auprès d’une famille de voyageurs mais la société a fermé depuis. Le type de la sécurité lui donne une autre adresse « un peu plus loin ». Ils lui proposent un contrat d’un mois pour environ 450€… ça ne va pas le faire ! je vous passe les détails mais Renaud passe la journée entière entre métro et taxis, baladé de compagnies en compagnies jusqu’à ce qu’un employé sympa passe une dizaine de coups de fil pour trouver la compagnie qui acceptera de nous assurer, pour une centaine d’euros le mois (à ce prix là on pourra même se permettre d’égratigner une voiture de kéké émirati !). Il est trop tard pour retourner au port. Mon homme a le moral dans les chaussettes lorsqu'il rentre à plus de 20h. Il ne dort quasiment pas de la nuit, rêvant qu’il marche pendant des heures sur les routes désertes du port pour qu’à l’arrivée on lui dise « ça ne va pas être possible monsieur… »
  • Aujourd’hui : A 10h30 je reçois un message de Renaud : « la bonne nouvelle c’est que j’ai terminé la paperasse et que tout est ok ; la mauvaise c’est qu’ils ne peuvent pas déplacer le flatrack aujourd’hui il faut attendre demain matin ». Novice que nous sommes en la matière, ça nous parait quand même bizarre… Renaud ne lâche pas le morceau et à 14h30 nouveau message « c’est bon je sors avec Pépère ! ». Je sens la joie derrière ces quelques mots ;-)
Libéré, délivré !! (après un quasi-craquage de Renaud…)

Et pendant que Renaud se prend la tête avec tous ces papiers, moi je visite Dubai avec mes enfants.

Samedi : nous prenons le métro pour nous rendre à la Marina, au milieu de gratte-ciels étincelants. La promenade qui serpente le long du quai est sympa et nous conduit sur la longue plage de la ville : Jumeirah. Bon soyons clairs, après avoir passé 1 mois sur les plages thaïes et 10 jours aux Perhentians islands en Malaisie, cette plage ne nous fait pas particulièrement rêver mais c’est une pause agréable pour reposer nos petits petons qui commencent à souffrir à force d’arpenter les couloirs et trottoirs de cette ville immense. Puis nous flânons sur « the walk », une promenade un peu branchouille le long de la plage. Compétition de foot freestyle (ceux qui jonglent avec un ballon), aires de jeux, cafés et salons de thé… un endroit super sympa pour passer la fin de la journée.

Libéré, délivré !! (après un quasi-craquage de Renaud…)
Libéré, délivré !! (après un quasi-craquage de Renaud…)
Libéré, délivré !! (après un quasi-craquage de Renaud…)
Libéré, délivré !! (après un quasi-craquage de Renaud…)
Libéré, délivré !! (après un quasi-craquage de Renaud…)
Libéré, délivré !! (après un quasi-craquage de Renaud…)

Dimanche : métro + bus pour nous rendre au Creek Park, où nous passons toute la journée. Il fait un beau soleil et nous en profitons pour louer un vélo « quadruple » pour une petite heure, avant de pique-niquer à l’ombre de grands arbres. Puis nous passons plus de 2 heures dans la children city, sorte de cité des sciences adaptée aux petits.

Nous avons peu à peu pris nos marques à Dubaï : courses au supermarché du coin, métro, bus… je suis surprise de ne pas voir davantage de femmes en burka dans la ville. En fait pas mal de femmes sont plutôt « dénudées » par rapport à ce que j’imaginais : les indiennes en sari dévoilent leur ventre, des femmes en short et débardeur côtoient des femmes voilées et plus couvertes. Certains éléments sont particulièrement étonnants pour nous : la séparation des hommes et des femmes/familles dans le métro et dans le bus, par exemple. J’y trouve vite un avantage lorsque je suis confortablement assise avec les enfants alors que Renaud s’entasse avec les hommes de l’autre côté de la ligne rose tracée au sol…

Bon, ce n’est pas tout ça, mais je dois préparer le sac pour demain (nous nous sommes « un peu » étalés dans le studio…). Bye bye Dubai, on se revoit dans un mois !

Libéré, délivré !! (après un quasi-craquage de Renaud…)
Libéré, délivré !! (après un quasi-craquage de Renaud…)
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Libéré, délivré !! (après un quasi-craquage de Renaud…)
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Publié dans EAU

Commenter cet article

Pat 04/04/2016 20:37

Noooon, pas possible le "kéké" est donc international !!! ça ressemble à quoi un "kéké" émirati ? Ils ont l'air aussi débiles que les nôtres avec leurs Ferraris et leurs Rolex ?
Bravo Renaud (et Maryline aussi ...) mais maintenant , on veut une photo de Pépère au milieu des limousines ;-)
Si j'ai bien compris dans un moi vous revenez à Dubaï.... peut-être pour la traversée vers l'Iran ?
Ne vous inquiétez pas, vos aventures sont tjrs aussi passionnantes.

Mary 08/04/2016 10:18

oui c bien ça, on reste 1 gros mois entre les EAU et Oman puis on prend un ferry pour l'Iran. Quant au kéké émirati la grosse différence avec le kéké marseillais, c'est qu'il porte une robe !! ;-)

Josette et Joël 04/04/2016 15:26

Ouf, ben... je crois que je vais préférer, sans hésitation aucune, revenir de l'Asie du Sud-Est par la Chine... même si ,à plus de 70 ans, ce n'est pas gagné !
Allez, Renaud, c'est bientôt fini et chapeau pour les démarches ! En tout cas photos toujours aussi extraordinaires et un texte qui nous traduit à 200 % vos joies et vos tourments. Bravo aussi à toi, Maryline, pour cela et tout le reste. Non mais, y a pas de raison que ce soit toujours les mecs qui reçoivent les fleurs ! Bisous

Josette et Joël 04/04/2016 15:19

OUF..... Ben, je crois que je v

X@v 04/04/2016 15:06

Salut les voyageurs,
et bravo pour vos démarches à Dubaï.
En vous lisant avant, j'ai fait la remarque à Sève que je vous trouvait bien optimiste...
en même temps je sais un peu comment ça se passe là-bas pour y aller environ 1 fois par an pour le boulot.