Des jarres entre les gouttes

Publié le par untouracinq

Mercredi 17 novembre, nous avions prévu de prendre la route en direction de Phonsavan. Mais nous sommes bien ici avec nos amis les « camionautes » : un peu d’école, un peu de trempette dans la rivière, beaucoup de jeux pour les enfants et même de la lecture pour les parents. Nous restons finalement toute la journée au même endroit. En fin de journée, Ghuil fait du stop pour se rendre au village voisin afin d’acheter de la viande. Le soir, nous faisons à nouveau un bon barbecue et tout le monde participe : les hommes font le feu, je fais une tortilla, Céline des nouilles, Cashou du riz. Miam miam ;-)

Des jarres entre les gouttes

Le lendemain, nous prenons la route vers l’est. Le temps de faire quelques courses, le plein d’eau et de gasoil… nous n’avançons pas beaucoup ! Nous nous arrêtons au hasard devant une maison (en demandant l’autorisation évidemment). Les enfants du quartier s’amusent à taper à nos fenêtres et à notre porte, mais nos enfants ne sont pas d’humeur aujourd’hui. Un peu tristes d’avoir quitté leurs nouveaux copains voyageurs, ils préfèrent se réfugier derrière un dessin animé.

Des jarres entre les gouttes

Vendredi, le ciel est très orageux. Nous arrivons en début d’après-midi à Phonsavan, où se trouve la pleine des jarres. Une vaste plaine où ont été découvertes des centaines de jarres, plus ou moins grosses, mais dont on ignore aujourd’hui la signification. L’endroit est aussi connu pour avoir particulièrement souffert pendant la guerre d’indochine, comme en témoignent plusieurs cratères de bombes. Nous faisons la visite en mode « express » : les enfants s’amusent à tester l’écho des différentes jarres et sont impressionnés par les cratères. Au-delà de ça, le site n’est pas exceptionnel, manquant notamment d’informations en anglais. Et surtout, d’énormes nuages noirs s’amoncèlent au-dessus de nos têtes. Vite vite, nous courrons pour terminer la visite et nous réfugier dans le camping-car. 3 minutes plus tard, un gros orage s’abat sur nous. Nous quittons le site afin de trouver un endroit sympa pour dormir ; pas de bol aujourd’hui, nous tournons pas mal avant de trouver : tous les petits chemins qui partent de la route principale sont trop boueux pour nous, et nous ne voulons pas dormir sur le bas-coté. Alors que la nuit tombe, nous tentons le parking d’une guesthouse mais celle-ci nous refuse (ou alors il faudrait prendre une chambre…). Nous essayons également sur le terrain devant une maison, mais sommes à 2 doigts de nous embourber ; après avoir bien labouré le terrain sous les yeux interloqués de la famille laotienne, nous repartons dépités. Nous trouvons finalement un endroit au calme dans le village suivant. Pour récupérer cette journée un peu pourrie, nous remettons au gout du jour l’un de nos dictons de début de voyage : « journée sous la pluie, c’est crêpe party ! ».

Demain, nous mettons le cap au sud.

Des jarres entre les gouttes
Des jarres entre les gouttes
Des jarres entre les gouttes
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Des jarres entre les gouttes
Des jarres entre les gouttes

Publié dans Laos

Commenter cet article

Pat 22/11/2015 07:50

Ca c'est de la jarre ou je ne m'y connais pas en lisant le texte je m'attendais à des vases du style amphores, mais en découvrant les photos : waoua ! Surprenant, et personne ne sait à quoi elles servaient ?
Bon sinon les "crèpes party" pour après-midi pourries ici aussi on aime.
Bonne route Untouracinq.

Mary 25/11/2015 12:33

et merci d'y avoir jeté un coup d'oeil !

Mary 25/11/2015 12:33

les jarres auraient 2000 ans, certains pensent qu'elles faisaient partie d'un rite funéraire, d'autres simplement pour stocker du riz...

Accolade 22/11/2015 07:02

Hello ! Dans ce Laos aussi encore sauvage ou l'urbanisme n'est pas , je n'aurais pas imaginé cette difficulté à trouver un bivouac pour poser le camping-car .
C'est drôle la première photo, le feu de camp et la guitare ... retour vers les années 1968 . Dans vingt ans lorsque vous retrouverez vos photos, vous vous rendrez compte que vous étiez les derniers des Mohicans . Gravez ces moments d'autant qu'à peine le temps de dire ouf que les enfants sont des adultes

Mary 25/11/2015 12:35

en fait c'est surtout l'état des routes secondaires et des chemins qui rend la recherche d'un bivouac parfois compliquée ! et on a fait beaucoup de routes de montagne aussi, où il y a très peu de place de part et d'autre de la route. mais sinon, tout roule ! ;-) et au passage on a perdu quelques degrés depuis notre départ de Luang Prabang. nous sommes enfin dans la saison "fraiche" je pense...