Khovd – Altaï : 3 jours et des kilomètres de tôle ondulée !

Publié le par Untouracinq

Mardi 14 juillet : nous voulons quitter khovd tôt le matin, mais c’est raté ! je ne sais pas pourquoi, mais depuis que nous sommes en Mongolie nous dormons comme des marmottes. En fait nous avons du mal à digérer le décalage horaire de 2 heures avec la Russie : on se couche tard et on se lève à 10h ! Du coup, à l’heure du déjeuner, on en profite pour aire un long skype avec mes parents (matinal pour eux, il n’est que 7h du matin en France !). ca fait du bien, les enfants commencent à compter les mois jusqu’au Cambodge où ils doivent nous rejoindre ;)

Puis nous prenons la bonne route goudronne avec pour objectif de rejoindre dans l’après-midi une grotte à une centaine de kilomètres de Khovd. Oui mais voilà, nous ne trouverons jamais cette grotte ! Ah nous avons bien le point GPS, mais c’est sans compter les diablesses de pistes qui nous obligent à faire demi-tour. La première fois devant une rivière que nous ne pouvons pas franchir, la seconde devant un éboulement de gros cailloux , et la 3ème à nouveau devant une rivière trop profonde pour nous. Ah nous en avons fait des bornes sur ces pistes caillouteuses, à nous demander de ce que nous fichons ici, et à redouter une crevaison sur les pierres tranchantes. Arrivés devant la dernière rivière, dépités, nous décidons de ne plus bouger. C’est ici que nous dormirons ce soir ! Les enfants sont ravis, ils peuvent jouer au bord du ruisseau pendant que nous nous occupons du barbecue. Barbecue complètement raté, d’ailleurs, car nous n’avons pas assez de bois pour faire des braises. Mais c’est quoi ce pays sans arbre ?? Nous terminons donc nos brochettes à la poêle… il y a des jours avec et des jours sans… ;-)

Pendant la nuit, je ne cesse de penser à une montée pleine de gros cailloux que nous devrons emprunter le lendemain pour revenir sur nos pas. A la descente, le camping-car a glissé sur les cailloux, et certains ont heurté le pont. Je me persuade que pépère n’arrivera pas à monter, or la seule alternative est une piste avec un terrible devers. Je rêve que le camping-car bascule et que dans un réflexe débile je me précipite pour le retenir, me faisant évidemment écraser par les 4 tonnes du bébé. Bref, une nuit géniale et j’arrive à communiquer mon stress à Renaud dès le matin. Nous tentons de prendre une autre piste pour éviter cette montée : un gros détour sur un chemin peu emprunté qui finit par nous conduire… au pied de la fameuse montée ! bon… côté navigation on a encore quelques progrès à faire ! Et tout ça pour rien car pépère réussit à monter sans aucune difficulté.

Le reste de la journée ainsi que le lendemain ne sont pas super intéressants : nous nous tapons 200 km de tôle ondulée, un calvaire pour tout le monde : on a l’impression que le véhicule va se désintégrer sous les vibrations, on ne s’entend plus à l’intérieur, Renaud tape de grands coups sur le volant quand il se fait piéger par une plaque plus forte que les autres. Le paysage n’est pas très beau, mais impressionnant quand même : tout est plat à perte de vue. Ici nous sommes entrés dans la partie aride du pays : il n’y a plus d’herbe, rien que du sable et des cailloux. Le vent fait tournoyer de petites tornades de sable au loin. Nous nous arrêtons le soir au milieu de nulle part, à l’écart de la piste principale. Nous avons l’impression d’être seuls au monde quand nous éteignons nos lumières !

Jeudi matin (16 juillet), dans ce paysage désolé, nous avons la visite de 2 jeunes sur leur moto. Nous sommes en plein petit-déjeuner, nous les invitons à monter boire un café avec nous. Pendant 20 minutes, ils sont là, immobiles et silencieux, à boire leur café et manger la tartine que je leur ai beurrée (avec du beurre président, qui doit leur paraitre bien fade à côté de ce qu’ils mangent d’habitude !). Ils reviennent un peu plus tard dans la matinée, alors que nous finissons l’école, et proposent aux enfants de faire un tour de moto. Imaginez la tête de nos 3 loustics, fiers comme des papes sur la moto !

Nous finissons par arriver dans la ville d’Altaï, 16 000 habitants, en milieu de journée vendredi. Le temps de déjeuner dans un restaurant, de faire quelques courses et le plein d’eau dans nos réservoirs et nous repartons pour nous éloigner un peu de la ville. Les environs sont vraiment sublimes, nous croisons un troupeau de chameaux au milieu des collines… tiens, et si on s’arrêtait là pour la nuit ?

Demain, nous quittons la route principale conduisant à Ulaan bator pour nous enfoncer dans le centre du pays, plus vert il parait. Notre prochaine étape sera la ville d’Uliastaï, à environ 200km.

Khovd – Altaï : 3 jours et des kilomètres de tôle ondulée !
Khovd – Altaï : 3 jours et des kilomètres de tôle ondulée !
Khovd – Altaï : 3 jours et des kilomètres de tôle ondulée !
Khovd – Altaï : 3 jours et des kilomètres de tôle ondulée !
Khovd – Altaï : 3 jours et des kilomètres de tôle ondulée !
Khovd – Altaï : 3 jours et des kilomètres de tôle ondulée !
Khovd – Altaï : 3 jours et des kilomètres de tôle ondulée !
Khovd – Altaï : 3 jours et des kilomètres de tôle ondulée !
Khovd – Altaï : 3 jours et des kilomètres de tôle ondulée !
Khovd – Altaï : 3 jours et des kilomètres de tôle ondulée !
Khovd – Altaï : 3 jours et des kilomètres de tôle ondulée !

Publié dans Mongolie

Commenter cet article

Pat 20/07/2015 13:52

Hello Untouracinq,
Je pensais que vous vous étiez perdus dans les steppes mongoles...mais c'était sans compter sur votre expérience de baroudeurs. Vu les photos, j'essaie d'imaginer ce que vous pouvez ressentir lors de vos bivouacs au "milieu de nulle part" : ça doit vraiment être une expérience unique, y compris les angoisses nocturnes ;-)
3 jours pour faire 400 kms la Mongolie ça se mérite !
J'attends avec impatience votre prochain post, bonne route à tous les cinq !
PS : les enfants avaient oublié leur casque, et même en Mongolie, on a pas le droit de monter à 4 sur une moto : double infraction :-o