Notre bilan du Turkmenistan

Publié le par Untouracinq

Nb de jours : 4

Nb de kilomètres : 910

Dépenses par jour : 22,20€ (auxquels s'ajoutent 22$ de taxe d'entrée dans le pays + 105$ de taxes diverses pour le véhicule (une désinfection, une taxe de compensation du prix du gasoil, une assurance obligatoire...)

Impression générale

C'est un peu présomptueux de notre part de vouloir dresser un bilan alors que nous n'avons passé que 4 jours dans ce pays, dont 2 dans le désert sans voir personne !

Du coup, ce ne sont que quelques impressions que nous livrons ici :

- les femmes sont magnifiques : après l'Iran et ses tchadors sombres, le changement est complet ! Ici les femmes sont parées de longues robes colorées et ajustées, leurs longs cheveux noirs relevés en chignon ou enroulés en nattes. Et dans un autre genre il y a aussi ici une importante communauté russe, qui se distingue en portant plutôt des débardeurs et des shorts ;-)

- le Turkmenistan, c'est déjà l'Asie ! On l'a noté dès la frontière : il y a une nette différence de physionomie entre les iraniens et les turkmènes. Le teint est plut foncé, les yeux plus étirés. Heureusement que les douaniers ne parlaient pas français car j'ai passé les 10 premières minutes à les regarder en m'étonnant du contraste !

- l'atmosphère est lourde à Achgabat, la capitale : très peu de monde dans les rues, beaucoup de policiers ou de vigiles, par contre. Nous n'avons pas pu discuter avec des turkmènes. Mais d'autre voyageurs, qui dormaient chez l'habitant, nous ont confirmé que les gens sont soumis à une régime difficile : ils ne doivent pas être pris en photo par des étrangers, ils doivent se cacher pour inviter quelqu'un... Petits exemples d'une dictature au quotidien...

- la ville est tellement nette et propre qu'elle en parait fausse : par dizaines, des turkmènes inlassablement nettoient les boulevards immaculés de la capitale, au savon et au balai, certaines frottent des lampadaires. Pas un papier qui traine, pas une tache d'huile... Rien ! Et ici, les habitants peuvent avoir une amende si leur véhicule n'est pas assez propre aux yeux de la police. Visiblement, cela ne s'applique pas aux camping-car poussiéreux ;-)

- nous nous attendions à des relations tendues avec la police locale, réputée pour être très tatillonne et gourmande en bakchich. Au final, nous n'avons été contrôlés qu'une ou deux fois, mollement sans aucune tentative de racket. Voila une bonne nouvelle !

Nous avons choisi la route du désert mais sachez que, plus à l'est, le Turkménistan compte d'anciennes cités et de beaux monuments, comme à Merv par exemple.

Un point info pratiques pour ceux qui souhaiteraient visiter le cratère de Darvaza en camping-car

Les 250 premiers km sont plutôt bons, on a roulé à 80, 90km/h

La seconde partie de la route, par contre, est très endommagées, d'énormes nids de poules, morceaux de goudron effondrés. Nous avons demandé une sortie du pays par Kounia-Ourgentch, issue "naturelle" de la route qui traverse le désert de Karakoum. Mais les derniers 80km pour attendre Kounia-Ourgentch sont vraiment très difficiles pour les véhicules. Nous avons suivi les conseils de turkmènes et de voyageurs nous ayant précédés et avons fait un détour de 130km pour éviter cette portion. Nous sommes passés par Dachoguz, puis avons repris la route allant vers l'ouest pour rejoindre Kounia-Ourgentch.

La piste qui conduit au cratère de feu débute un peu avant le kilomètre 260 (borne), sur la droite. Aucun panneau ne signale l'intersection ! La piste n'est absolument pas praticable en véhicule non 4x4 (sable, bosses, devers...). Nous avons laissé le nôtre devant la yourte du berger (N40°12'07.9" / E058°24'45.2" ) et avons eu la chance qu'un 4x4 nous amène jusqu'au cratère, gratuitement. Sinon à pied il faut compter 1h30 environ (7km), à faire plutôt de nuit pour repérer la luminosité du cratère. La piste est difficile à suivre de jour et il est vraiment possible de se perdre.

Pres du cratère, il est possible de louer des tentes : nous avons payé 20$ pour une "grande", les petites individuelles sont à 10$. Il est évidemment possible d'apporter sa propre tente, et de dormir à la belle étoile ;-)

Autre option que nous n'avons pas tenté (un couple de cyclistes belges rencontrés à Khiva l'a fait): un peu plus loin sur la route principale, on trouve quelques gargotes. Possibilité d'y laisser son véhicule et de demander à l'un des proprios de faire l'aller-retour au cratère en jeep avec 1 ou 2 heures sur place. Ils ont payé 50$. Il est peut-être possible de demander d'être récupérés le lendemain matin... à tester ! ;-)

Enfin quelques mots sur nos ravitaillements :

- gaz : pas testé

- gasoil : on a un peu tourné sur Achgabat pour trouver une pompe qui fournit du gasoil. On a refait le plein sur la route entre Dachoguz et Kounia-Ourgentch. Il y a aussi quelques stations sur la route du désert (dans la 1ère partie en tout cas). Prix du litre : 0,94 manat (soit environ 0,20€). A noter qu'un turkmène nous a dit que nous ne pourrions pas sortir du territoire avec nos jerrycans (pleins de gasoil iranien) sur le toit et qu'on devrait les vider par terre.. A la douane personne ne nous a parlé des jerrycans !

- eau : nous avions fait le plein de nos réservoirs avant de quitter l'iran. Ici l'eau semble moins évidente à trouver : moins de points d'eaux accessibles, de fontaines... A Kounia-Ourgentch nous avons demandé à un turkmene qui arrosait devant sa porte pour se débarrasser de la poussière ;-)

- argent : très peu de distributeurs acceptant les cartes visa ou mastercard ! Nous sommes allés d'abord au Sofitel mais l'ATM était en panne. On nous a indiqué une banque que nous avons fini par trouver. Sinon possibilité de changer (par exemple au sofitel) mais le taux n'était pas terrible, nous avons préféré retirer directement des Manats. Pas de marché noir. Attention les banques ferment le samedi et le dimanche ! Et veillez à vous débarrasser de vos manats avant de quitter le pays car à Noukous au marché noir le taux de change est vraiment vraiment mauvais. En sortant à Dachoguz il est possible de changer tout de suite à la frontière, mais à Kounia-Ourgentch, moins fréquenté, nous n'avons pas vu de changeur et avons donc changé à Noukous.

Notre bilan du Turkmenistan

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Anita 15/05/2016 19:12

Bonjour
Bravo pour cette belle expédition !
Sur votre route Turkmène, avez vous visité le canyon rose de Yangikala ?

Monique 11/10/2015 12:53

oups, mes doigts ont effleuré je ne sais quelle touche du clavier et le message précédent est parti inachevé.

Je disais que pour liquider mes derniers manats turkmènes, j'ai trouvé un touriste voyageant en sens inverse dans un hotel de Nukus. Il n'y a pas toujours (pas souvent?) d'Ouzbek qui propose du change au poste-frontière Konye Urgentch / Nukus, et en effet, le taux pratiqué au bazar de Nukus est très désavantageux. Eventuellement, si on ne trouve pas à Nukus, on doit pouvoir tenter sa chance à Boukhara en cherchant un touriste qui va traverser le Turkmenistan par Farab - Sarakhs.

Mary 11/10/2015 17:57

Salut Monique, bien rentrée ? Alors ce pamir... Aussi bien que ça en a l'air ?
Tu as raison pour les manats. Il nous en restait un peu que nous avons changés au marché de Nukus à un taux vraiment pourri ! Biz

Monique 11/10/2015 12:48

Pour aller voir le cratère de Darvaza, laisser le véhicule (quel qu'il soit, du vélo au camping-car) à une des 2 ou 3 tchaïkhanas puis couper à pied droit vers le cratère est une bonne solution, si vous n'avez pas peur de faire environ 1h30 de marche hors chemin. Le terrain n'est pas particulièrement difficile à pied. Simplement, il faut une carte topo assez précise (les cartes militaires ex soviétiques le sont, mais attention, elles sont périmées pour le secteur de Darvaza) et/ou un GPS + une boussole. Le retour à pied est plus facile, on ne peut pas rater la route...
Pour changer les manats turkmènes rest